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Lutter contre le changement climatique serait-il vachement plus simple que prévu ?

Près de 20% des gaz à effet de serre (GES) émis chaque année par les ménages français proviennent de la consommation de viandes et de produits laitiers. Diminuer la part de ces produits dans l’alimentation est donc devenu une injonction croissante pour rester en-deçà de 2°C de réchauffement climatique.

Des chercheurs de l’Université d’Oxford nous apportent une bonne nouvelle en la matière. Leurs travaux portent sur le méthane, principal GES de l’agriculture qui provient essentiellement de l’élevage, et démontrent que réduire ses émissions aurait un effet bénéfique bien plus important que prévu sur le climat.

En effet, contrairement au gaz carbonique qui s’accumule sur le long terme, le méthane ne perdure dans l’atmosphère qu’une douzaine d’année. Or, cette faible durée de vie n’avait été prise en compte que partiellement dans les modèles de calcul du GIEC, conduisant à sous-estimer les conséquences positives sur le climat d’une réduction – même limitée – des émissions de méthane.

Conclusion de la nouvelle méthodologie de calcul de l’Université d’Oxford  : les émissions de méthane n’ont plus d’effet sur le climat si on parvient à les réduire de seulement 10% tous les 30 ans. Mieux encore, réduire de 25% tous les 30 ans créerait un effet de refroidissement qui pourrait compenser une part des émissions de gaz carbonique générées par l’agriculture ou d’autres secteurs.

La baisse de consommation de viande bovine et de lait de vache observée en Europe depuis plus de 10 ans a ainsi peut-être déjà des effets plus importants que prévu sur la limitation du changement climatique. Une information qui pourrait faciliter l’implication des éleveurs dans la transition écologique.

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