L'actualité des rapports

Syngenta : double discours, double standard

L’ONG Public Eye, observatoire des entreprises suisses, révèle dans un rapport récent le double-jeu auquel se livre Syngenta, fleuron helvète de l’agro-chimie. La firme réalise en effet des profits considérables (près de 4 milliards de dollars en 2017 !) en vendant dans les pays du Sud des pesticides particulièrement toxiques, interdits en Suisse et dans l’UE, tout en se prévalant de protéger l’environnement et les agriculteurs.

Le tristement célèbre glyphosate compte parmi ces derniers, que l’on appelle les « Highly Hazardous Pesticides » (HHP).  « Préoccupation majeure de santé publique » selon l’Organisation mondiale de la Santé, cette catégorie de pesticides n’est pas définie de manière stable, et si les institutions internationales (dont l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, FAO) s’accordent sur le principe de son interdiction, la gouvernance globale sur le sujet demeure faible et inadéquate, de même que les législations nationales des pays à faible et moyen revenu.

Au Brésil, où sont épandus 20% du volume total de HHP utilisé à l’échelle mondiale, et où Syngenta est le premier vendeur de pesticides, ce sont 33 millions de Brésiliens qui ont été exposés à une eau présentant des taux de résidus de pesticides supérieurs à la limite légale.

Alors que l’entreprise présente publiquement la durabilité comme ayant toujours été au cœur de son business model, l’enquête montre que ce sont en fait les HHP qui le constituent : ils représentaient 40% des ventes de pesticides de la firme en 2017.

Public Eye appelle enfin Syngenta à mettre une fin rapide à ce « sale business » et rappelle la responsabilité majeure de la Suisse, pays hôte de la firme.

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