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Mon fils, ma bataille (salariale)

Parents de tout âge et horizon, un même sujet nous rassemble : le mode de garde de nos chérubins. Bien souvent, ils ne sont même pas encore nés qu’il faut déjà y penser.

Une des dernières études de l’Institut national de la statistique en France (INSEE) nous apprend que le choix du mode de garde est principalement motivé par des considérations d’ordre économique, et pèse plus lourd sur les jeunes mères. Explications.

Au sein d’un couple, la décision d’opter pour un mode de garde résulterait selon les investigations de l’INSEE d’une mise en balance entre les revenus générés par les activités professionnelles respectives des parents et le coût du mode de garde. Plus les revenus sont bas, moins il devient intéressant économiquement parlant que les deux parents conservent leur activité salariale.

Et il semblerait que cette mise en balance se fasse principalement au détriment de l’activité professionnelle des jeunes mères : l’INSEE nous apprend ainsi qu’en moyenne, les revenus salariaux des mères diminuent de 25% dans les 5 années suivant la naissance de leur enfant en comparaison aux revenus des femmes sans enfant, alors qu’« aucun changement significatif » n’est constaté pour les pères par rapport aux hommes sans enfant. Une diminution du salaire horaire corrélée selon l’INSEE à une réduction ou à un arrêt des activités professionnelles de la mère.

Au sein des femmes, l’INSEE constate que ce sont celles avec les plus bas salaires horaires qui sont le plus affectées par l’arrivée d’un enfant : presque 40% de rémunération en moins pour les 5% de salaires les plus bas, cet écart diminuant régulièrement au fur et à mesure que l’on remonte l’échelle des salaires. Concrètement, cela signifie que les mères ayant les salaires les plus bas ont plus tendance à cesser ou diminuer leur activité professionnelle pour s’occuper de leurs enfants alors que les mères aux salaires plus élevés ont recours à un mode de garde.

Face à ce double constat, quelles solutions ? L’INSEE évoque par exemple la possibilité pour les pouvoirs publics d’alléger le coût de la garde en augmentant l’offre de services liés à la petite enfance. Autre piste, d’autant plus pertinente si les choix du mode de garde s’avèrent motivés par des considérations culturelles et de genre :  l’extension et la généralisation du congé paternité, ce qui pourrait contribuer in fine au (nécessaire ?) changement de mentalité sur les rôles de chacun dans l’éducation d’un enfant.

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